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Comment voter aux élections ?

  1. Rends-toi sur ton mail étudiant et trouve le mail daté du 18/11/2022 dont l'objet commence par "Personnel et confidentiel".
  2. Avec l'identifiant fourni dans ce dernier et de ton numéro étudiant, connecte-toi sur le lien indiqué (neovote) et génère un mot de passe (tu peux choisir de le recevoir par mail ou SMS). En cas de suppression du courriel, tu peux retrouver un nouveau mot de passe à cette adresse.
  3. Tu peux désormais te rendre dans l'espace de vote à l'aide du mot de passe que tu viens de recevoir, où tu auras accès aux différents conseils pour lesquels tu peux voter.
  4. Clique sur la liste Pour une université populaire et valide ton choix à l'aide du mot de passe (attention, une fois validé, un choix ne peut être modifié).
  5. Tu peux voter pour plusieurs conseils, il faut donc répéter l'opération autant de fois qu'il y a de conseils.

Comment vérifier son inscription sur les listes électorales ?

  1. Va sur elections.univ-pau.fr ;
  2. Si tu es inscrit : tu n’as rien à faire ! Sinon envoie un courriel à elections@univ-pau.fr avant le vendredi 13 novembre 2026.

Notre profession de foi

Voter aux élections de l'UPPA, à quoi ça sert ?

Nous votons pour élire nos représentant·es aux conseils centraux :

Siéger dans ces instances offre également l'accès à des sous commissions comme le conseil disciplinaire ou la commission d'exonération des frais d'inscription.

Ces instances ont donc un poids conséquent sur nos conditions d'études. Malgré la faible représentativité étudiante dans ces conseils, il est possible d'y mener des batailles pour y préserver/gagner des droits ou simplement d'y obtenir des informations utiles à l'ensemble des étudiant·es.

Nous présentons donc notre liste étudiante Pour une université populaire, porté par Solidaires étudiante et le collectif doctorant de la CGT FercSup, pour une vie étudiante digne, pour une université égalitaire et inclusive, pour un service public de qualité, une université durable et une diversité culturelle, pour une recherche pérenne, diversifiée et indépendante. Composé d'étudiant·es engagé·es au quotidien, notre liste est soutenu par la CGT FercSup et la liste UHS et vise à porter notre projet et aussi vos demandes et problèmes dans les instances dirigeantes de l'université.

1Pour une vie étudiante digne
  • Le paiement des mêmes frais d'inscription pour toutes et tous, quelle que soit la nationalité de l'étudiant·e, ainsi que la diminution de ces frais, pour aller à terme vers la gratuité de l'inscription à l'UPPA.
  • La suppression de la restriction du nombre d'heures de travail pour les personnes détenant un visa étudiant.
  • Des dispenses d'assiduité systématiques pour tou·te·s les étudiant·es salarié·es, pour aller vers l'abrogation de l'assiduité obligatoire.
  • Le renforcement massif du SUMPPS en moyens, en personnel et en communication, afin d'accueillir dans les plus brefs délais et dans les meilleures conditions les étudiant·es qui en ont besoin, ainsi que l'augmentation de ses moyens pour permettre une distribution gratuite, en libre accès et systématique de protections périodiques dans toutes les toilettes de l'UPPA.
  • La mise en place de services concrets de lutte contre la précarité matérielle :
    • la création d'un réseau de transport de nuit dans la CA Pau Béarn Pyrénées, permettant aux étudiant·es de rentrer chez elleux grâce à un service public ;
    • des tarifications avantageuses pour les étudiant·es chez IDELIS ;
    • des services CROUS de proximité (salon de coiffure, laverie automatique) ;
    • des distributeurs CROUS automatiques ouverts 24h/24 (boissons chaudes, froides, pizzas…), comme au CROUS de Poitiers ;
    • l'étude d'un nouveau projet d'épicerie solidaire ouverte à l'ensemble des étudiant·es, sans condition de ressources.
2Pour une université égalitaire et inclusive
  • Une politique anti-violences sexistes et sexuelles, incluant la présence des élues étudiantes et de syndicalistes au sein de la cellule d'accompagnement des victimes de harcèlement sexiste et sexuel.
  • La mise en place d'une véritable formation antisexiste obligatoire pour le personnel de l'UPPA et d'une campagne de sensibilisation, en actant la suspension conservatoire systématique pour les personnels accusé·e·s de harcèlement sexuel.
  • Une véritable politique antidiscriminatoire au sein des services de l'UPPA, dans la lignée de la charte des associations. Cela inclut notamment la mise en place d'un système permettant aux étudiant·es trans qui le souhaitent de s'inscrire automatiquement avec leur prénom d'usage, ainsi que l'utilisation de l'écriture non genrée (dite inclusive) pour l'ensemble des documents internes et des communications de l'Université.
  • L'étude de la possibilité d'un projet de crèches sur les campus, pour accueillir les étudiant·es parents dans les meilleures conditions.
  • Une véritable accessibilité à la fac, avec des moyens d'accès adaptés aux personnes en situation de handicap, incluant la mise aux normes totales des bâtiments pour les personnes à mobilité réduite, la facilitation de l'accès à un·e preneur·se de notes et la mise en place de formations sur le handicap et sur les violences et pratiques discriminantes envers les personnes handicapées (validisme).
3Pour un service public de qualité, une université durable et une diversité culturelle
  • Le refus que l'UPPA soit investie de manière toujours plus inquiétante par les entreprises privées. À ce titre, nous refusons la présence de représentant·e·s d'acteurs privés dans les conseils (par exemple TotalEnergies), ainsi que l'encouragement du financement par projets, orientant et limitant les thématiques de recherche et de formation au profit d'intérêts privés et au détriment du bien commun.
  • Une université ouverte à tou·te·s. Cela inclut notamment la suppression de Parcoursup et de la sélection à l'Université, la mise à disposition de l'entièreté des filières pour un maximum d'étudiant·es, mais également le développement de l'offre de formation, non seulement dans les sciences dites « exactes », mais aussi en sciences sociales, littératures et humanités, la multiplication du nombre d'intervenant·es dans les masters pour pallier la réduction des séminaires transversaux et la fermeture de certains parcours, et davantage de moyens matériels pour en finir avec les bricolages de l'Université pour assurer son offre de formation.
  • Le rappel fréquent du droit aux rattrapages et à la compensation des notes pour toutes et tous à l'UPPA, malgré la remise en question de ce droit dans certaines filières.
  • La mise en ligne de l'ensemble des cours, disponible pour tou·te·s les étudiant·es.
  • La création de davantage de locaux destinés aux associations.
  • Le favorisation des échanges entre les différents campus de l'UPPA et les campus internationaux.
  • Une révision de l'entretien des espaces verts des campus de l'UPPA.
  • L'encouragement de la mobilité douce (avec, par exemple, l'augmentation du nombre de racks à vélos).
  • La mise en place d'un système de prêt de vélos pour les étudiant·es précaires.
  • La réalisation d'un bilan énergétique et thermique des bâtiments, dans le but de mener une politique de sobriété énergétique.
4Pour une recherche pérenne, diversifiée et indépendante

Depuis plusieurs décennies, l’université et la recherche connaissent un mouvement de néolibéralisation : d’un système académique autonome, on est passé à un système à visée applicative. Cette évolution est marquée par la baisse des financements pérennes des établissements au profit de financements sur projet, un pilotage de la science par les entreprises et les marchés financiers, et l’importation dans le service public de pratiques de management issues du monde de l’entreprise.

En France, cette mutation est le fruit d’une succession de lois – Savary (1984), LRU (2007) et LPR (2021) – visant une « mise au pas », une privatisation et un contrôle des universités françaises. L’objectif est d’imposer une idéologie de l’entrepreneuriat, de soumission au marché et de compétition entre les individus, les laboratoires et les universités, afin de briser la pensée critique et réflexive de l’université. Sous prétexte d'« autonomiser » les universités, l’État se désengage financièrement, les obligeant à trouver d’autres sources de revenus : financements sur projets via l’ANR, contrats avec des industriels, etc. Au prétexte de les « autonomiser », on les rend plus dépendantes d’intérêts privés.

Ce mode de fonctionnement favorise la contractualisation de la fonction publique. Dans de nombreux départements SSH de l’UPPA, les contractuel·les représentent plus de la moitié de l’équipe enseignante ; côté recherche, elles et ils constituent une part importante des effectifs. Les postes titulaires d’enseignement et de recherche se font rares, ce qui entraîne une forte concurrence pour les postes précaires (postdoc, ATER, vacataires, chaires junior, etc.), impliquant des contraintes personnelles (déménagements fréquents) et financières (salaires faibles ou insuffisants). Cette concurrence féroce pour un nombre limité de postes entraîne une détérioration de la santé physique et mentale, du temps de recherche et de la vie personnelle et familiale des chercheur·ses. Elle est aggravée par des attaques politiques contre la science et le discrédit porté sur les sciences. Comment les jeunes chercheur·ses peuvent-ielles travailler de manière rigoureuse si leur survie matérielle et leur avenir incertain les préoccupent ? Comment garantir l’autorégulation par les pairs de la production scientifique si les pouvoirs économiques, politiques et idéologiques interfèrent avec l’agenda de la recherche et ses conclusions ?

Pour nous, le rayonnement de la recherche passe par une recherche de qualité, coopérative, éthique et intègre. Nous voulons une recherche plus humaine, qui respecte la dignité. Il faut réfléchir aux conditions d’un retour à l’autonomie de la science, au service du bien commun et des citoyen·nes. Nous refusons la réduction des financements de la recherche à l’UPPA aux appels à projets liés aux grandes entreprises de l’énergie et de « l'environnement », qui négligent la diversité intellectuelle. Pour mettre fin à la précarité des jeunes chercheur·ses, l’université doit prendre des mesures concrètes pour sortir les doctorant·es et les docteur·es de la précarité.

Pour les doctorant·es

  • Des contrats doctoraux sur fonds ministériels délivrés par l’école doctorale, plutôt qu’un complément de financement par appels à projets, à l’instar d’autres universités.
  • La contractualisation des agent·es temporaires vacataires (vacataires préparant une thèse), avec des niveaux de rémunération conformes au niveau de qualification (bac +5 ou bac +8).
  • L’exonération des frais d’inscription pour tou·te·s les doctorant·es.
  • L’autorisation de droit de la réinscription en doctorat, sans nécessité d’aval du comité de suivi individuel.
  • Des formations méthodologiques et disciplinaires correspondant aux besoins des doctorant·es.
  • La fin de toutes les discriminations frappant les doctorant·es et étudiant·es étranger·es : restauration du droit à la CAF, gel et baisse des frais de scolarité et des tarifs des titres de séjour, et arrêt des mesures préfectorales qui les précarisent.

Pour les docteur·es non titulaires

  • L’ouverture de postes titulaires pour répondre aux besoins d’enseignement et de recherche, et l’arrêt des recrutements de personnels contractuels, avec maintien dans l’emploi public de toutes et tous, dans les meilleures conditions, jusqu’à leur titularisation.
  • La réévaluation des heures de vacation des chargé·es d’enseignement vacataires (vacataires ayant un emploi principal), au niveau de leur qualification ; pour les contrats de type « postdoctorat déguisé » (ingénieur·e de recherche par exemple), la réévaluation des salaires au niveau de la qualification.
  • La mise en place de conditions de dialogue, dans le cadre de la démocratie universitaire, pour tou·te·s, incluant entre autres post-docs, ATER et autres statuts contractuels.
  • La prolongation du « statut postdoctorant » et du salaire associé au-delà des trois ans suivant la thèse : ce statut (introduit par la LPR) et le salaire qui l’accompagne ne concernent les docteur·es que pendant les trois années après la thèse ; s’ensuit un enchaînement de contrats (en ingénieur·e de recherche par exemple) induisant une baisse de salaire.

Pour toutes et tous

  • À court terme, la mise en place de contrats d’ATER en lieu et place des postes LRU, indignes de l’université publique ; à long terme, l’augmentation du nombre de titulaires et la titularisation de tou·te·s les contractuel·les qui le souhaitent.
  • En attendant la titularisation, des garanties collectives pour les agent·es contractuel·les, comme pour tou·te·s les salarié·es, en termes d’évolution salariale, d’indemnités, de carrière et de reconnaissance des qualifications – globalement, les mêmes droits sociaux, à congés et à protection que les titulaires.
  • Une vigilance sur le recours aux vacataires, qui ne doit pas se substituer à des emplois moins précaires.
  • La mise en place d’une procédure transparente de recrutement des ATER et des enseignant·es et chercheur·e·s contractuel·les.
  • Une politique contre les violences sexistes et sexuelles : création d’un service d’accompagnement juridique et psychologique entièrement gratuit, composé de professionnel·les indépendant·es de l’université ; suspension conservatoire des tâches d’encadrement des personnels accusés de harcèlement, le temps de l’enquête et de la procédure ; campagne de sensibilisation massive pour permettre la libération de la parole, et formation obligatoire des personnels et usager·es aux enjeux des VSS.
  • Une vigilance sur la mise en place de conditions de travail dignes : de nombreux contractuel·les et nouvelles personnes recrutées se retrouvent sans poste de travail fixe, sans matériel pour travailler, avec de fortes disparités de traitement entre collègues et entre disciplines.
  • La prévention des risques pour la santé au travail, notamment ceux associés au burn-out.

Organisations membres

Solidaires Étudiant·e·s Pau - BéarnSolidaires Étudiant·e·s Pau - Béarn Collectif doctorantsCollectif doctorants Sympathisant-es

Ils nous soutiennent

CGT FERC sup UPPACGT FERC Sup UPPA UHSListe UHS

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